ACCUEIL > Découvrir Guérard > Histoire des hameaux rive droite
Montbrieux

Ce hameau fut toujours le plus important de la commune. Bâti sur la crête de la colline face à Guérard, on y jouit d’une vue remarquable sur la vallée. Il se trouvait sur la voie romaine allant de Lumigny à Coulommes. Jusqu’à la révolution, Montbrieux dépendait du comté de Crécy en majeure partie, le reste appartenant à la seigneurie de Guérard.



 

en 1907

en 1908
Le Grand Lud

Son origine ainsi que celle du hameau du Petit Lud qui a disparu à la fin du XIX ème siècle, semble remonter très loin car le mot «lud» signifiait lumière en Celte. Avant la révolution, la terre du Grand Lud appartenait au domaine royal de Crécy. Un très grand incendie détruisit quarante-deux travées de bâtiments en 1791. Le hameau fut ensuite reconstruit tel qu’il apparaît aujourd’hui, mais bien moins important qu’avant l’incendie.


Monthérand

Ce village existait en 1414 et relevait de la seigneurie de Montaudier rattachée au fief du Grand Moulin de la Chapelle sur Crécy. En 1542 la terre de Monthérand appartenait à un nommé Jean Hennequin qui se disait seigneur de Résy, de Serbonne et Monthérand. On sait que sa fille épousa Messire de Reffuge seigneur de Dammartin en Brie. En 1683, la terre de Monthérand, Tigeaux et Serbonne revint par héritage à Louise Grangier, puis en 1714 elle devint la propriété de Philippe Langlois qui se disait seigneur de Résy. En 1794 elle devint la propriété de son neveu Auguste-Louis Langlois qui mourut sur l’échafaud la même année. Monthérand fut alors vendue nationalement à plusieurs particuliers. Près du pont à Coude, la terre dite de Gravin dépendait jusqu’à la révolution de la paroisse de Dammartin en Brie.


La Croix Saint Marc

Le marché aux prunes
Lumière

Actuellement propriété de plaisance, il existait auparavant une ferme en exploitation et une maison de maître. Cette terre portait le nom de «Fort de Lumières». Vers 1500 cette terre était jointe à celle de Marie Val et appartenait à Jean de Saint Père. Elle fut vendue en 1519 à Abel de Buz qui la laissa en héritage

Le Charnoy

Il existait autrefois un magnifique moulin à vent qui fut détruit pendant les guerres avec les Anglais. Il y avait aussi un pressoir et une ferme qui appartenaient au seigneur de Guérard.

Et le Moncet, Maison isolée entre Lumière et le Charnoy.



La Ronce et Rouilly le Haut

On ne trouve pas de traces du passé de ces deux hameaux dont l’importance, en habitants, n’a jamais été très grande.

Le Carrouge et Rouilly le Bas

Le hameau de Carrouge était plus important qu’aujourd’hui et son origine est lointaine puisque le mot «carrouge» semble indiquer le voisinage d’une voie antique. On pense donc que passait là, la voie qui reliait Guérard à la grande voie romaine de Senlis à Troyes. Avant 1500 le Carrouge appartenait à un sieur de Fleury qui mourut en 1493. En 1545, la terre est élevée en fief. Ce fief resta entre les mains de familles apparentées au sieur de Fleury jusqu’en 1741 où il fut acheté par Louis-Charles Langlois, seigneur de Guérard, Rouilly le bas, Lumière et autres lieux. C’est ainsi que jusqu’à la révolution le fief du Carrouge fit partie intégrante de la seigneurie de Guérard et fut vendu nationalement en même temps que cette dernière. Le château de Rouilly le bas et la ferme ont appartenu du XIV ème siècle jusqu’à la révolution aux seigneurs de Guérard qui se disaient barons de Rouilly. Le château a été reconstruit à la place de l’ancien en 1854 par le marquis de Biencourt. Le château actuel n’a plus q'un étage (chambres).



Saint Blandin

Jusqu’au début du vingtième siècle, il existait une auberge renommée, juste à l’intersection de la RN 34 et du chemin Paré, la grande voie romaine qui reliait Senlis à Troyes. A trois cents mètres de là, vers Guérard, existait avant la révolution un ermitage très renommé pour les cures merveilleuses qui s’y faisaient sous le patronage de saint Blandin, ermite de Brie. Cet ermitage fut vendu comme bien national en 1792. L’ermite de Brie faisait les trois vœux mais n’était attaché à aucun ordre religieux : il relevait simplement de l’évêque de Meaux. On baptisait et on enterrait dans la petite chapelle, on y prenait également l’habit d’ermite. C’est ainsi que s’y était retiré à quarante ans, Gabriel Bataille, ancien surintendant de la musique de Louis XIII et d'Anne d’Autriche où il mourut en 1676.

Bicheret

L’établissement de ce moulin remonte au-delà du XVème siècle. C’était en 1480 un moulin à papier qui fut par la suite transformé en moulin à farine. Il a toujours appartenu, jusqu’à la révolution, aux seigneurs de Guérard. Il fut complètement détruit dans la période de 1880 à 1890. Les constructions actuelles datent du début du XXème siècle et abritent outre une maison d’habitation.



Haut de page