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EDITO DU MAIRE
Édito du 26 novembre 2018

Chers administrés,

Après plus de quatre ans de mandat, je voudrais partager avec vous une réflexion sur les « clés » du bien vivre ensemble.

Le constat est douloureux au niveau communal, le poids des incivilités et des querelles de voisinage consume beaucoup trop de temps et d’énergie. L’exercice du pouvoir de police par le maire et la stricte application de la loi devraient régler tous les problèmes. Les usages nous démontrent que la réalité est plus complexe et que l’interprétation des lois est très subtile. Preuve en est quand la jurisprudence contredit un texte ou qu’une affaire est classée sans suite malgré la position claire et nette du législateur.

Alors comment faire ? «État policier» ou «État laxiste – zone de non droit». Un espace entre ces deux extrêmes me semble évident même s’il penche automatiquement plus d’un côté que de l’autre dans les méandres de la nature humaine où le bon sens s’oppose souvent à l’égoïsme.

Les trois formules suivantes me conviennent bien; «la liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre», «nous avons des droits mais aussi des devoirs» et «les différends finissent toujours par s’arranger». Elles confirment bien que la loi existe, qu’elle constitue un cadre mais qu’elle ne règle pas tout.

Quels compléments apporter afin que les relations conflictuelles s’amenuisent pour une vie plus paisible ? Les affinités entre les êtres ne sont pas automatiques. Le dialogue doit aider à la compréhension, à l’acceptation des différences, à la prise d’engagements et à la résolution des litiges. Après, l’intelligence, le partage et l’amour seraient les ingrédients déterminants pour une vie idéale. Ils sont accessibles à chacun, mais jamais à tous en même temps, au bon instant, dans toutes les circonstances et en permanence. Si nous pouvions déjà aller vers …

Les manifestations et réalisations récentes, en cours et à venir de la municipalité contribuent également au bien vivre ensemble. Ce n’est pas toujours évident de discerner l’intérêt général. Là aussi, la loi peut être contraire à un objectif d’un autre ordre. Un exemple, nous voulons garder notre village propre mais nous ne pouvons entretenir les bas-côtés et les fossés pendant les beaux jours jusqu’en juin pour un côté, septembre pour l’autre. Si le phytosanitaire zéro est une bonne chose, il a aussi pour conséquence pour les collectivités de laisser les mauvaises herbes envahir les bordures des chaussées, les trottoirs et les cimetières en attendant un traitement à l’ancienne, fastidieux et donc plus coûteux.

Le rôle des associations est l’autre élément capital du bien vivre ensemble dans la cité. Des nouvelles les concernant se trouvent dans ce numéro, nous reviendrons plus en détail dans le prochain sur ce tissu dans notre village, qui peut nous relier les uns aux autres selon nos centres d’intérêt les plus divers. Voilà un moyen qui permet la rencontre, le dialogue et le partage. Il cultive et nourrit à la fois.
Je crois que nous pouvons développer, échanger et méditer.

Bonne lecture,

Bien fidèlement.

Daniel Nalis